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Service · Portage salarial

Avis OpenWork 2026 : le portage à 5 %, ça laisse combien au final ?

Quand tu compares des sociétés de portage, le premier chiffre qui saute aux yeux, c'est le pourcentage de frais de gestion. OpenWork (ex STA Portage) joue cette carte à fond : 5 % du chiffre d'affaires HT, une seule offre, pas d'options.

Sauf que le pourcentage ne dit pas tout. Ce qui compte, c'est ce qui arrive sur ton compte le 5 du mois, une fois les cotisations, les frais et les taxes passés. C'est ça que j'ai regardé.

Je l'ai passé au crible pour ce comparatif : l'offre officielle, le simulateur connecté à leur moteur de paie, le système de cooptation, les conditions d'entrée et de sortie, et les retours de consultants portés, bons comme mauvais.

Mon avis en deux lignes : OpenWork fait partie des offres les plus lisibles du marché, avec une avance sur salaire incluse là où d'autres la facturent. Mais 5 % sans plafond affiché, ça finit par peser quand ton TJM grimpe. Et le portage lui-même a un seuil en dessous duquel il te coûte plus qu'il ne t'apporte. On voit tout ça en détail.

Pour qui c'est fait :

Si tu as déjà une mission signée ou presque, un TJM correct et que tu veux être salarié sans créer de société, OpenWork est taillé pour toi. Surtout si tu bosses dans l'IT, le conseil, la formation ou le management de transition, et que tu veux des fiches de paie pour rassurer ta banque ou ton propriétaire.

Si tu factures quelques jours par mois de temps en temps, ou si ton TJM dépasse largement les 700 € sur des missions longues, lis la partie sur les seuils avant de signer. Le portage ne tient pas à tous les niveaux de revenu.

Ce que c'est :

OpenWork est une société de portage salarial basée à Puteaux, connue avant sous le nom STA Portage. La société a été immatriculée en 2018 et appartient au groupe Freelance.com. Elle revendique plus de 1 100 consultants en activité.

Le principe est celui du portage : tu trouves ton client et tu négocies ton TJM. OpenWork signe le contrat de prestation avec ton client, le facture, encaisse, puis te reverse ce chiffre d'affaires sous forme de salaire, en CDD ou en CDI. Tu cotises au régime général : chômage, retraite, maladie.

Pense à OpenWork comme un service paie et administratif à qui tu délègues tout, contre 5 % de ce que tu factures. Tu déclares tes jours et tes frais dans l'app, ils gèrent le reste.

Ce que ça coûte vraiment :

Les 5 % de frais de gestion sont la partie visible. La plus grosse part de l'écart entre ce que tu factures et ce que tu touches, ce sont les cotisations sociales, patronales et salariales. C'est vrai chez toutes les sociétés de portage. OpenWork estime lui-même que le net d'un salarié porté tourne entre 51 % et 60 % de sa facturation, selon les optimisations utilisées.

Les frais de gestion, chiffre par chiffre, sur une base de 18 jours facturés par mois et 200 jours par an :

  • TJM 400 € : 7 200 € facturés par mois, 360 € de frais par mois, 4 000 € par an.
  • TJM 600 € : 10 800 € facturés par mois, 540 € de frais par mois, 6 000 € par an.
  • TJM 800 € : 14 400 € facturés par mois, 720 € de frais par mois, 8 000 € par an.
  • TJM 1 000 € : 18 000 € facturés par mois, 900 € de frais par mois, 10 000 € par an.

Côté taxes, OpenWork affiche un taux de CVAE de 0,26 % et indique que sa RC Pro est offerte. Le simulateur sort un bulletin de paie détaillé avant toute signature : c'est là que tu vois ton vrai taux de restitution. Fais-le avec ton TJM réel, tes jours réels et tes frais réels, pas avec les valeurs par défaut.

Ce qui fonctionne :

Une offre unique, sans tiroirs

  • 5 % du chiffre d'affaires HT, une seule formule, pas d'options à ajouter.
  • Sans engagement, sans frais d'entrée, sans frais de sortie.
  • OpenWork est labellisé PEPS, le syndicat du portage salarial, et affiche la garantie « sans frais cachés ».

L'avance sur salaire incluse

  • OpenWork promet le versement de ton salaire le 5 du mois, même si ton client n'a pas encore payé.
  • L'avance porte sur le salaire intégral, pas sur un minimum.
  • Chez d'autres sociétés, c'est souvent une option payante, qu'OpenWork chiffre entre 2 et 3 % du chiffre d'affaires.

Les optimisations comprises dans les 5 %

  • Frais professionnels et de télétravail, indemnités kilométriques, abonnements.
  • Titres-restaurant (carte Swile), chèques cadeaux et culture, participation aux vacances et au sport, services à la personne.
  • PEE et PERCO, mutuelle d'entreprise négociée, accès au comité d'entreprise.

Un démarrage rapide et 100 % en ligne

  • Si ta mission est déjà trouvée, OpenWork annonce un démarrage en moins de 24 heures : saisie des infos, vérification d'identité, contrat signé à distance.
  • L'app centralise jours travaillés, notes de frais par photo, fiches de paie, contrats et suivi des factures clients.
  • Un conseiller commercial et un conseiller administratif dédiés, joignables de 8h30 à 19h en semaine.

La cooptation qui fait baisser tes frais

  • Chaque consultant que tu fais entrer retire 0,5 point à tes frais pour les deux premiers, puis 0,25 point pour chacun des autres.
  • Avec 2 filleuls en mission, tu passes à 4 %. Avec 6, à 3 %.
  • La réduction ne vaut que tant que tes filleuls sont en mission : elle bouge chaque mois.

Ce qui fonctionne moins bien :

5 % sans plafond affiché

  • Le taux reste proportionnel : à 800 € par jour sur 200 jours, ça fait 8 000 € de frais de gestion par an.
  • Plus ton TJM monte, plus l'écart se creuse avec le coût fixe d'une SASU ou d'une EURL tenue par un expert-comptable.
  • Certaines sociétés plafonnent leurs frais mensuels : à gros TJM, compare ce point en euros, pas en pourcentage.

Des retours contrastés sur la fin de contrat

  • La majorité des retours de consultants portés saluent la réactivité des conseillers.
  • Les retours négatifs se concentrent sur la sortie : documents de fin de contrat livrés en retard, relances restées sans réponse.
  • Or ces documents conditionnent ton inscription au chômage. Anticipe ta sortie et demande-les par écrit.

L'avance sur salaire, à vérifier dans ton contrat

  • Des retours plus anciens, du temps de STA Portage, évoquent un salaire bloqué tant que le client n'avait pas réglé sa facture.
  • La promesse actuelle est claire, mais fais-la écrire noir sur blanc dans ton contrat avant de commencer.

Les limites du portage lui-même

  • Les professions réglementées, les services à la personne pour des particuliers et la vente de produits ne sont pas éligibles.
  • Le net reste proche de la moitié de ta facturation : c'est le prix du statut salarié, quelle que soit la société.

Tarifs :

  • Offre unique à 5 % du chiffre d'affaires HT : avance sur salaire intégrale, paiement le 5 du mois, gestion des frais pro, titres-restaurant, mutuelle, PEE et PERCO, CSE, RC Pro.
  • Avec cooptation, 4,5 % dès le premier filleul : -0,5 point par filleul en mission pour les deux premiers, puis -0,25 point pour chacun des autres.
  • Frais d'entrée et de sortie à 0 € : sans engagement de durée.

À partir de quand le portage ne tient plus :

La vraie question n'est pas « OpenWork ou une autre société », c'est « portage ou pas portage ».

En bas de l'échelle, la convention collective impose un salaire minimum au salarié porté. Avec un petit TJM ou seulement quelques jours facturés par mois, tu bloques vite sur ce plancher. Et même au-dessus, garder la moitié de ce que tu factures fait mal quand le chiffre d'affaires est faible. Mon repère : en dessous de 350 € par jour, ou si tu factures moins de 10 jours par mois, la micro-entreprise te laissera plus d'argent.

En haut de l'échelle, les 5 % finissent par coûter plusieurs fois le prix d'un expert-comptable. Au-delà de 700 € par jour sur des missions longues et régulières, une société à toi devient en général plus rentable, à condition d'accepter la gestion qui va avec.

Entre les deux, avec des missions de plusieurs mois, le besoin de cotiser au chômage ou de présenter des fiches de paie, ou l'envie de tester le freelance sans créer de structure, le portage a du sens. Et OpenWork fait partie des offres les plus lisibles pour ça.

Mon verdict :

Ça a du sens si :

  • Ton TJM se situe entre 350 et 700 € et tes missions durent plusieurs mois.
  • Tu veux une avance sur salaire incluse sans payer d'option.
  • Tu as besoin de fiches de paie et d'un CDI pour un crédit ou une location.
  • Tu peux coopter des collègues freelances et faire descendre tes frais vers 4 %, voire 3 %.

Ça n'a pas de sens si :

  • Tu factures quelques jours par mois ou avec un petit TJM : la micro-entreprise te laissera plus.
  • Tu dépasses largement 700 € par jour sur des missions longues : compare avec une SASU ou une EURL.
  • Ton métier fait partie des activités exclues du portage.
  • Tu cherches une société qui plafonne ses frais mensuels.

Pour simuler ton salaire : voir l'offre OpenWork. Pour comparer avec Embarq, Hiway, Jump et Portageo : voir les meilleures sociétés de portage salarial.

Questions fréquentes

OpenWork est-il gratuit, combien ça coûte ?

Non. OpenWork prélève 5 % de ton chiffre d'affaires HT, avec une seule offre et sans options. Il n'y a ni frais d'entrée, ni frais de sortie, ni engagement de durée. À 600 € par jour sur 18 jours, ça représente 540 € de frais par mois.

Combien je touche vraiment en net avec OpenWork ?

En portage, la plus grosse part de l'écart vient des cotisations sociales, pas des frais de gestion. OpenWork estime le net d'un salarié porté entre 51 % et 60 % de sa facturation selon les optimisations. Le simulateur sort un bulletin détaillé avec ton TJM et tes jours réels.

OpenWork convient-il à un freelance Webflow ou développeur web ?

Oui, les métiers du web, de l'IT et du conseil sont éligibles au portage. OpenWork a même une page dédiée aux consultants informatiques. Il faut simplement que ta mission soit une prestation intellectuelle pour une entreprise cliente.

OpenWork est-il conforme RGPD et sécurisé ?

OpenWork met en avant la double authentification, une procédure KYC électronique et une veille financière sur tes clients. Pour le détail du traitement de tes données, la politique de confidentialité du site fait foi.

Quelle différence entre OpenWork et les autres sociétés de portage ?

OpenWork mise sur une offre unique à 5 % qui inclut l'avance sur salaire intégrale, souvent facturée en option ailleurs. En revanche, le taux n'affiche pas de plafond : à gros TJM, une société qui plafonne ses frais mensuels peut revenir moins cher. Compare toujours en euros sur ta propre simulation.

OpenWork est-il adapté si je débute en freelance ?

Oui, si tu as déjà une mission et un TJM correct. Le démarrage se fait en ligne en moins de 24 heures et tu gardes le chômage, la mutuelle et la retraite du régime général. Si tu factures seulement quelques jours par mois, la micro-entreprise te laissera plus d'argent.

Y a-t-il une application mobile ?

Oui. L'app OpenWork fonctionne sur mobile et ordinateur : déclaration des jours travaillés, notes de frais par photo, fiches de paie, contrats et suivi des factures clients.

Quand et comment je suis payé ?

OpenWork annonce un salaire versé le 5 du mois, avec une avance intégrale même si ton client n'a pas encore payé. Fais préciser cette garantie dans ton contrat avant de démarrer.

Je peux choisir entre CDD et CDI ?

Oui, OpenWork propose les deux. Le CDI est plus utile pour obtenir un crédit ou une location, et tu cotises au chômage dans les deux cas.

Pour qui OpenWork est-il vraiment fait ?

Pour un freelance avec des missions de plusieurs mois et un TJM entre 350 et 700 € environ, qui veut le statut salarié sans gérer de société. En dessous, la micro-entreprise est plus rentable. Au-delà de 700 € par jour sur des missions longues, compare avec une SASU ou une EURL.

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